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L’IA : la fin du journalisme ou un retour aux sources ?

L’IA : la fin du journalisme ou un retour aux sources ?

 

Mis à jour 3 octobre à 13h00
Benoît QUENET-BEAUVALLET

TECHNO Depuis des mois c'est la question que tout le monde se pose, est ce que l'IA va remplacer l'humain dans la création de contenus ? En partie oui, même si il existe (encore) des voies réservées !

La fin d’un « monde » semble se dessiner !

Je sais, la formule peut paraître choc, mais loin de l’idée de vouloir faire le buzz, je regarde cette intelligence artificielle se développer.

Pratiquement chaque semaine, elle s’améliore, elle étend ses capacités et absorbe des secteurs entiers avec ses risques.

Dans mon domaine, les approximations et désinformations (volontaires ou pas) sont encore nombreuses, mon métier doit s’adapter en profondeur et doit faire face.

La rédaction de certains articles dans la presse quotidienne régionale est déjà réalisée en IA, certaines expérimentations proposent des présentateurs TV totalement réalisés en synthèse.

Certains patrons de médias y voient déjà la possibilité de réduire les coûts de création de contenus mais avec ses limites.

À la source, il y a souvent (et encore) de l’humain

Même si cette IA se nourrit parfois du big data automatique, le cas dans mon domaine des flux de trafic routier, une large partie puise dans du contenu créé encore par de l’humain, je dirais même pille sans autorisation, ni rémunération.

Certains médias ou responsables de supports, demandeurs de contenus gratuits ou presque, doivent garder à l’esprit que se tourner uniquement vers cette solution pour réduire les coûts appauvrit les sources de contenus à valeur ajoutée.

Je ne suis pas un anti IA, mais pour moi c’est juste un outil supplémentaire

Tout comme le web a pris la place des dossiers de presse envoyés par courrier ou la consultation de livres parfois obsolètes, l’IA offre des possibilités de recherche d’infos, même si il faut se méfier parfois du contenu.

J’ai testé ChatGPT pour rédiger les contenus, mais le résultat n’est pas satisfaisant avec quelques manques.

Je l’utilise simplement pour récupérer des données et réduire le temps passé à ces tâches répétitives sans véritable plus-value.

Le journalisme doit s’adapter et peut être revenir à l’essence même du métier !

Tout comme le milieu médical utilise l’IA pour la détection et proposer des éléments de réponse, le dernier mot reste au médecin, à l’humain.

Dans la création de contenus, certes elle peut aider dans la recherche d’éléments, proposer des pistes auxquelles on ne pense pas forcément, mais elle ne doit pas être l’alpha et l’oméga du contenu créé.

Il reste encore un rôle qu’on doit préserver : sélectionner, hiérarchiser, vérifier en interrogeant une source ou contact par un coup de fil ou un message, mettre en perspective et vulgariser.

Une "expertise" qui est la base même du métier de journaliste, pas un simple copier-coller d’éléments récupéré (ce qui était déjà le cas pour certains confrères bien avant l’IA).

Alors remplacer ? Peut-être pas, on espère, mais être un allié de l’humain, un contenu aux côtés d’une expertise.

   

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